40 cm de neige en Picardie, 15 cm à Paris, l’aéroport de Roissy bloqué… Ce mois de décembre restera inscrit dans les annales

neige

Alors que l’automne doux s’achève, un épisode hivernal menace à nouveau la France. Les prévisionnistes redoutent un retour de la neige en plaine. Ils évoquent des cumuls plus marquants que lors des premiers flocons de novembre. Pour beaucoup, ces annonces réveillent le souvenir d’un mois de décembre hors norme. Transports et quotidiens avaient été perturbés. Les images de routes bloquées et de pistes immobilisées restent présentes dans beaucoup de mémoires.

La neige paralyse une partie du pays

Au début de la saison froide, selon mariefrance.fr, un premier épisode a surpris plusieurs régions. Une fine couche blanche, deux à trois centimètres, a recouvert la Normandie, l’Oise et l’Île-de-France. Une partie des Hauts-de-France a vécu la même situation. Puis les températures ont vite remonté, laissant derrière elles des flocons vite oubliés.

Les prochains jours pourraient cependant se révéler bien différents. Météo-France annonce un nouvel épisode de neige en fin de journée. Les premières précipitations concerneraient les stations de basse altitude. Elles pourraient ensuite atteindre la plaine. L’organisme prévoit des cumuls importants et un risque de perturbations sur les routes et autour des grands aéroports.

Les services météorologiques rappellent un mois de décembre resté en mémoire pour son froid exceptionnel. En 2010, des épisodes de gel répétés avaient commencé dès novembre et s’étaient prolongés jusqu’aux fêtes. Ce dernier mois de l’année avait été qualifié de plus froid depuis 1969 à l’échelle du pays.

La neige réveille le souvenir d’un hiver extrême

Les relevés illustrent l’intensité de cet hiver. À Nice, le thermomètre n’atteint pas plus de 0 °C, un niveau inhabituel pour la ville. Dans l’Est, Chaumont descend jusqu’à -15 °C et Nancy jusqu’à -12 °C. Ces valeurs confirment la sévérité de la masse d’air glaciale.

Les chutes majeures surviennent entre le 16 et le 17 décembre. Météo-Paris recense cinq à dix centimètres sur une partie du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie. Accumulations similaires touchent Rhône-Alpes, la Bourgogne, l’Auvergne et une partie de Midi-Pyrénées. La Haute-Normandie reçoit cinq centimètres. L’Île-de-France reçoit une couche de un à trois centimètres.

Pour les habitants, ces valeurs ne renvoient pas seulement à des cartes météorologiques. Elles rappellent des journées où déplacements, services publics et commerces se retrouvaient au ralenti. Lorsque les bulletins évoquent un nouvel épisode intense, beaucoup redoutent surtout de revivre une neige paralysante. Les prévisionnistes rappellent toutefois qu’un tel scénario reste rare.

Un épisode marquant qui reste gravé dans les mémoires

Le 19 décembre reste le point culminant de cette séquence hivernale. Il tombe alors en plaine des quantités impressionnantes, principalement sur les régions situées au nord de la Loire. La neige forme une poudreuse épaisse, qui complique la circulation au sol. Elle provoque aussi des perturbations dans le trafic aérien.

En Picardie, la couche atteint localement entre trente et quarante centimètres, un niveau rarement observé. Cette accumulation pousse l’aéroport de Roissy à arrêter ses opérations, faute de pouvoir faire circuler les avions. Près de 6 000 personnes restent alors bloquées une bonne partie de la nuit dans les terminaux, rappelle Météo-Paris.

Pour les spécialistes, cet épisode rappelle les limites des infrastructures face aux conditions extrêmes. Météo-Paris le décrit comme un événement rare, désormais inscrit dans les annales du climat récent. Le site juge qu’un tel cumul généralisé a très peu de chances de se reproduire à court terme.

Un hiver qui rappelle la fragilité des grands réseaux

À la lumière de cet épisode passé, l’arrivée annoncée d’un nouveau refroidissement incite à la prudence. Les prévisionnistes rappellent que des chutes de neige importantes restent rares. Elles peuvent pourtant paralyser très vite les transports et les infrastructures. Pour voyageurs et habitants, suivre les consignes et anticiper les déplacements demeure essentiel. Cela reste la meilleure façon de limiter les désagréments hivernaux en cas d’alerte.

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