Entre hausse du coût de la vie et budgets sous tension, beaucoup de foyers cherchent un repère clair pour se situer. En 2025, la question est simple : à partir de quel salaire bascule-t-on dans la classe moyenne en France ? Voici les seuils de revenus à connaître, sans chiffres superflus, et ce qu’ils révèlent de notre pouvoir d’achat et des arbitrages du quotidien.
Où commence vraiment la classe moyenne dans les statistiques françaises
L’Observatoire des inégalités s’appuie sur les données publiques pour classer les revenus, des allocataires du RSA aux salariés les mieux payés. Selon mariefrance.fr, il distingue plusieurs groupes sociaux : pauvreté, classes populaires, classe intermédiaire et niveaux de vie aisés. Cette grille permet de mesurer les écarts de niveau de vie au-delà des simples impressions.
Selon ce travail, une personne relève des classes populaires lorsque son revenu net mensuel se situe entre 1 100 et 1 683 euros. En dessous de 1 100 euros, l’organisme fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian. Cette frontière marque l’entrée dans une zone où chaque dépense imprévue devient difficile à absorber.
L’Observatoire estime qu’environ 5,4 millions de personnes vivent aujourd’hui en France sous ce seuil de pauvreté. Dans le même temps, les prix augmentent plus vite que beaucoup de salaires. Notamment pour l’énergie et l’alimentation. Les mesures annoncées dans le Budget 2026 ne devraient pas inverser rapidement cette tendance préoccupante pour la classe moyenne.
Les revenus qui définissent l’entrée dans la classe moyenne
Le rapport détaille ensuite la zone de revenus associée au cœur de l’échelle sociale. Pour faire partie de la classe moyenne, une personne doit percevoir entre 1 683 et 3 119 euros nets par mois. Ce niveau se situe entre la fragilité des classes populaires et le confort plus affirmé des foyers les plus aisés.
Au sein de cette catégorie, le niveau de vie médian atteint 2 147 euros nets mensuels. Concrètement, la moitié des habitants du pays vit avec un revenu inférieur à cette somme. L’autre moitié dispose d’un revenu supérieur, ce qui illustre des trajectoires de pouvoir d’achat très différentes selon les profils et les territoires.
Un autre travail de l’Observatoire affine ces repères selon la configuration familiale. Une personne seule classée dans cette zone gagne entre 1 600 et 2 900 euros nets par mois. Ces fourchettes restent cohérentes avec la définition statistique globale et prennent mieux en compte la diversité des modes de vie individuels.
Comment ces seuils se traduisent pour les couples et les familles
Les seuils évoluent lorsque plusieurs personnes composent le foyer et partagent les dépenses du quotidien. Pour un couple sans enfants, l’Observatoire situe la zone de revenus entre 2 400 et 4 400 euros nets mensuels. Ce niveau permet en principe de régler les charges tout en conservant une certaine capacité d’épargne.
Quand le foyer compte deux enfants adolescents, donc âgés de quatorze ans ou plus, les besoins augmentent sensiblement. Dans ce cas, un couple appartiendra à la classe moyenne si ses revenus se situent entre 4 000 et 7 400 euros nets mensuels. Les coûts liés à la scolarité, aux transports et aux loisirs pèsent alors plus lourdement sur le budget.
Pour illustrer ces ordres de grandeur, l’Observatoire décrit un couple de 35 et 38 ans vivant à Lyon avec deux adolescents. Avec 4 500 euros nets mensuels à deux, il rembourse un crédit immobilier et part en vacances une fois par an. Le ménage surveille ses dépenses, mais peut financer quelques loisirs, sans être considéré comme particulièrement aisé.
Un repère utile pour comprendre son pouvoir d’achat en 2025
Ces seuils statistiques ne résument pas toute la réalité, mais ils donnent un socle pour se situer. Ils montrent aussi combien le ressenti d’aisance ou de fragilité dépend du logement, de la ville et des charges fixes. Deux foyers aux revenus proches peuvent vivre très différemment selon leur environnement quotidien. Connaître les montants qui définissent aujourd’hui la classe moyenne aide à lire son propre pouvoir d’achat. En 2025, ces repères expliquent pourquoi certains ménages se sentent trop “riches” pour bénéficier d’aides, mais trop justes pour absorber sereinement chaque hausse de prix.






