Il roulait à 120 km/h à vélo sur l’autoroute : un adolescent de 16 ans double la police sur sa bicyclette complètement modifiée. Ce samedi 22 novembre 2025, vers 13 h 30, la circulation est dense sur l’autoroute A50 près de Marseille. Deux motards de la CRS autoroutière viennent de stopper un automobiliste en fort excès de vitesse. Un adolescent de 16 ans surgit alors sur un vélo électrique lourdement modifié et attire aussitôt leur attention. Sa trajectoire au milieu du trafic transforme en quelques secondes ce contrôle routier en situation d’urgence pour les policiers.
Sur l’autoroute A50, une interception qui sidère les CRS
Selon midilibre.fr, les motards de la CRS autoroutière viennent de terminer le contrôle de l’automobiliste sur cette autoroute urbaine. Leurs motos stationnent sur la bande d’arrêt d’urgence, gyrophares allumés, pendant que la verbalisation se poursuit. L’ensemble ressemble à une scène banale de week-end, sous un trafic soutenu en direction de Toulon.
Un VTT électrique surgit alors dans leur champ de vision, piloté par un adolescent de 16 ans sans casque. Le jeune circule au milieu des voitures, comme sur une petite moto, sans pédaler une seule seconde. L’un des motards voit l’engin les dépasser à près de 90 km/h et comprend qu’il doit immédiatement reprendre la poursuite.
La moto de la CRS accélère et atteint 91 km/h pour revenir à hauteur du deux-roues trafiqué. Les policiers choisissent une zone dégagée et imposent l’arrêt de l’engin afin de sécuriser la manœuvre. Une fois le véhicule immobilisé, ils comprennent qu’ils ne font plus face à un simple VTT.
Un vélo trafiqué incompatible avec l’autoroute et la loi
Lors de l’inspection, les policiers découvrent un moteur électrique de 5 000 W intégré dans le cadre. Un compteur électronique de moto enregistre la vitesse et indique une pointe déjà relevée à 121 km/h. L’engin n’a donc plus grand-chose d’un vélo de loisir et se rapproche d’une petite moto artisanale.
À ces vitesses, le vélo n’entre pas dans la catégorie des vélos à assistance et devient inadapté à toute circulation sur l’autoroute. En France, la réglementation limite la puissance des vélos électriques à 250 W, avec assistance coupée au-delà de 25 km/h. Au-delà de ces seuils, l’engin bascule dans la famille des cyclomoteurs, avec immatriculation, assurance et casque obligatoires.
Face aux policiers, le jeune homme tente de minimiser la situation et la puissance de sa machine. Il affirme que le moteur développerait seulement 250 W et prétend s’être trompé d’itinéraire à cause de son GPS. Pour les forces de l’ordre, ces explications pèsent peu au regard des risques pris et des modifications flagrantes de l’engin.
Une affaire qui relance le débat sur les engins trafiqués et la sécurité routière
L’adolescent fait désormais l’objet de poursuites pour circulation sur une voie rapide interdite aux vélos et défaut de casque. Son engin a été saisi, comme n’importe quel véhicule motorisé impliqué dans une infraction grave. L’absence de mesure radar complique cependant la qualification formelle d’un excès de vitesse dans la procédure.
Les associations de sécurité routière alertent depuis plusieurs années sur la multiplication des vélos électriques débridés et surpuissants. Ces machines, souvent bricolées sans contrôle, atteignent des vitesses proches des scooters ou des motos, sans homologation. Elles mettent en danger leur conducteur comme les automobilistes, surtout lorsque elles s’aventurent sur des axes rapides.
Le cas de ce jeune Marseillais relance aussi la question de la prévention auprès des mineurs et de leurs familles. Un adolescent de 16 ans peut se procurer ou faire modifier un vélo puissant sans mesurer toutes les conséquences possibles. Pour les autorités, l’enjeu est de mieux contrôler ces transformations et de renforcer les messages de prudence adressés aux plus jeunes.
Des suites judiciaires possibles et un avertissement adressé à tous les amateurs de vitesse
L’épisode marseillais montre jusqu’où peut aller la quête de sensations lorsqu’un vélo trafiqué rejoint le trafic d’une autoroute. Le jeune conducteur devra répondre de ses actes devant la justice, avec des sanctions possibles sur plusieurs plans. Pour les forces de l’ordre, la saisie de l’engin et la médiatisation de l’affaire valent avertissement général. Chaque utilisateur de deux-roues est invité à respecter les limites légales et à mesurer les risques encourus.






